Actions Artistiques

Culture chorégraphique et engagement citoyen

L’action artistique participe, comme la création, à la vitalité et à l’ancrage de la Compagnie 47•49 dans la vie de la cité et dans tous ses projets territoriaux. La création chorégraphique et l’action artistique sont envisagées comme deux « alter-ego » indissociables. C’est par allers-retours incessants entre ces deux enjeux qui se nourrissent mutuellement que se développent le sens et l’engagement du travail de la compagnie.

«La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture.»

                               Article 13 du Préambule de la Constitution Française de 1946

La question de l’accès à l’art et à la culture pour tous est primordiale. L’article 13 figurant dans le Préambule de la Constitution la porte. Cette question n’a eu de cesse de m’inviter à clarifier ma responsabilité en tant que chorégraphe et directeur artistique, tant sur le sur plan individuel que collectif. Dès la création de la Compagnie 47• 49, cette prise de conscience féconde m’a demandé de structurer une démarche profonde liant création et action artistique. Création, qui demande de l’intimité et de l’introspection. L’action artistique, qui demande de s’ouvrir, de sortir des studios de répétitions et des théâtres pour, aller vers et à la rencontre de chacun.

Dans tous mes projets, c’est la question de la dignité et la capacité de l’homme à être sujet de lui-même qui est essentiel. Transposer ces aspirations viscérales dans tout enjeu chorégraphique. L’articulation entre ‘’la pensée – le dire – le faire’’ constitue la pierre angulaire de tous mes processus de création et d’action artistique mis en œuvres. Avec le médium qu’est la danse, l’engagement du corps est total, radical et sans demi-mesure. Le corps ne triche pas.

Dans ce document, pour que le lecteur soit au plus proche de l’expérience partagée, je développe mon propos dans les cadres concrets où a lieu l’action artistique. Je ne souhaite pas entrer dans le débat de la classification ou la stigmatisation des publics. En toute circonstance, chaque projet est singulier et s’inscrit dans un contexte particulier. Je rentre en relation avec des êtres humains, chacun avec sa culture, son histoire, ses maux et ce qui le fait pétiller.

Faire trace

La plupart des projets d’action artistique conduits par la compagnie 47• 49 sont d’emblées conçus avec la nécessité de faire trace, de sédimenter pas à pas une expérience unique qui se déploie lors de son processus. Nombre d’étapes sont filmées et peuvent conduire à la réalisation d’un film.

Les responsables des structures porteuses des projets sont invitées eux aussi à contribuer, à prendre des notes, avec l’attention d’un regard sensible, exigeant et bienveillant, en assumant leur part subjective dénuée de tout jugement. Ces traces écrites sont le produit de « nos regardants poétiques ».

Faire trace est essentiel pour que ces expériences puissent vivre au delà du présent de l’action. C’est pour les participants une opportunité de disposer d’un autre point de vue sur ce qu’ils ont vécu de l’intérieur. C’est aussi une opportunité pour que d’autres (institutions, chercheurs, étudiants …) puissent en prendre connaissance avec différentes approches subjectives, puissent éventuellement s’emparer du projet, l’amener vers d’autres perspectives et ainsi contribuer à faire société.

 

École

Rendre l’enseignant « passeur » et le plus créatif possible auprès et avec les élèves dans une dynamique de porteurs de projets chorégraphiques.

La formation de formateurs

La formation de formateur constitue l’axe principal entre les artistes et le corps enseignant. Elle est dispensée en dehors du temps de présence avec les élèves. Ce sont des journées de transmissions adaptées et exigeantes dont les contours sont définis par la ligne artistique de la compagnie. L’enseignant pratique et expérimente par lui-même des situations chorégraphiques. Il développe alors une approche personnelle qu’il pourra réinvestir auprès des élèves. Il devient à sa façon passeur de l’objet artistique, la personne clé entre l’équipe artistique, le projet en construction et l’élève.

C’est une étape essentielle pour que chacun trouve sa place au coeur de la conduite des projets, puisse trouver un peu d’autonomie et d’aisance auprès des jeunes. C’est aussi, créer des conditions privilégiées et d’échanges, en dehors de la présence des élèves.

Chaque journée de formation se mène en trois temps.

Un échauffement collectif, construit avec des éléments de vocabulaire pour approcher et comprendre la nature des enjeux physiques permet à l’enseignant d’expérimenter et de s’immiscer dans « l’en-commun » chorégraphique propre à la compagnie.

Dans des situations chorégraphiques cadrées par l’artiste intervenant, l’enseignant est amené ensuite à développer sa capacité à explorer et mettre en jeu la matière physique abordée, l’investir davantage, s’y confronter, aller plus loin, pour aborder les thématiques développées dans les créations de la compagnie. Ce sont autant d’opportunités pour s’approprier le sujet et ainsi devenir passeurs auprès des élèves.

Des présentations viennent conclure chaque journée de formation. Elles permettent alors d’aiguiser le regard critique entre ce qui aura été vécu de l’intérieur et ce qui se donne à voir.

Conduite des projets

Les enseignants dans leur classe sont moteurs de leurs projets. Les artistes de la compagnie 47•49 les accompagnent et les soutiennent tout au long du processus de création lors des ateliers proposés dans les classes.

Depuis 1998, la compagnie est engagée avec ‘’la danse à l’école’’ auprès des structures culturelles où elle est en résidence. Les modalités sont très ouvertes, allant d’un cycle d’ateliers de création à une situation d’immersion de la compagnie dans un établissement scolaire pouvant être complété par des ateliers d’analyses de l’image, visites d’expositions, répétitions publiques, spectacles …

Un exemple

La résidence au collège ICARE – Goncelin (38) – 2016/2017

Formation – ateliers auprès de huit enseignants du collège, visite de l’exposition de Guy Delahaye – Eros et la Danse, ateliers analyse de l’image à partir de vidéo de spectacles et de répétitions de la compagnie 47• 49, ateliers de création chorégraphique, présentation publique des élèves lors de la journée Portes ouvertes du collège, répétitions publiques au collège et à l’Espace Paul Jargot de Crolles en lien avec la MC2 Grenoble, venus aux spectacles de Chair Antigone et Sisyphe Heureux.

Traces

Film documentaire réalisé par le Conseil Départemental de l’Isère (38) – Artistes en Résidence au collège Icare – Goncelin https://youtu.be/JuXQAyIl00s

IME accueillant des adolescents autistes déficitaires

À la rencontre du Sujet. Cesser de vouloir. Être présent et accueillir ce qui se vit.
« À la recherche, à la rencontre du Sujet où comment garder le fil de cette recherche partagée où il n’est question que de Sujets en relation l’un avec l’autre et avec eux-mêmes. Mettre en oeuvre toutes les conditions pour que se produise cet instant magique de la rencontre. C’est de corps dont il question, de corps en mouvement, de corps agi, porté par la danse et le projet chorégraphique. A chaque instant le chorégraphe s’attache à provoquer, chercher, permettre, ouvrir un possible à la mise en mouvement de l’adolescent, lui permettant alors de devenir auteur de sa propre danse. Il ne s’agit pas de faire danser, ni de répéter, ni de manipuler, ni d’apprendre un mouvement, mais « juste » de laisser advenir le mouvement, celui qui est là, crée par chacun des protagonistes dans le cadre de cet atelier.L’adolescent autiste a ses peurs, ses exigences, ses impossibles, ses refus et ses acceptations. Sa perception du monde qui l’entoure est différente de la nôtre, en raison soit d’une hypersensibilité soit d’une hyposensibilité, dont les intensités sont variables suivant les jeunes. Le chorégraphe, tente de garder le fil de son propos artistique à l’épreuve de cette rencontre improbable.Quel challenge en effet que de rencontrer dans cette dimension artistique, la danse des adolescents pour lesquels il n’y a pas d’explication à donner. Ils n’ont pas de langage, et sont très handicapés dès qu’il s’agit de communication.Tous les mouvements ne sont pas danse, mais la danse est faite de cette rencontre singulière entre deux sujets, deux vivants étrangers l’un à l’autre et qui sont prêts à risquer l’inconfort de la confrontation à cette différence pour tenter de trouver un certain confort dans la rencontre.» Muriel Savigny – Médecin psychiatre

Un exemple

Le Hameau – IME de Crolles – 2014 à 2016

Ce projet est à la rencontre de trois champs d’intervention très différents – le champ du médicosocial :

un IME accueillant des adolescents autistes déficitaires.

Médecin psychiatre : Muriel Savigny / Psychomotriciennes : Carine Palec et Marion Thomet

Le champ artistique et sensible d’un chorégraphe : François Veyrunes 

Le champ artistique d’un plasticien travaillant sur une dimension plastique singulière de l’espace : Philippe Veyrunes

De la même manière qu’en thérapie où le thérapeute ‘’suit’ le patient jusqu’à la fin du processus de transformation après avoir mis en place un cadre thérapeutique, le plasticien construit une installation lumineuse, un cadre, dans lequel le chorégraphe va s’engager, proposer, suivre les mouvements de l’adolescent jusqu’à ce que se produise cette étincelle, ce moment où le niveau de conscience est à son maximum ainsi que le niveau de lâcher prise, ce moment où le temps de la rencontre, si difficile pour les autistes, devient possible.

Traces

9 heures moins 7 – Film poétique

Installation plastique, prises de vues et réalisation vidéo Philippe Veyrunes

https://vimeo.com/167293292 – Mot de passe : communiqué sur demande auprès de la compagnie

HÔPITAUX, CENTRES DE SOINS ET MAISONS DE RETRAITE

Tant que la vie est là, la question de la dignité de l’Homme est toujours d’actualité. Au pied du lit, quand la danse s’immisce au crépuscule de la vie.

« C’est aussi en allant danser ou en faisant danser des personnes aux crépuscules de leur vie que cela a contribué à clarifier et à affirmer la démarche artistique et philosophique de la compagnie. Cet exposé qui va suivre pose en creux des questions majeures de nature anthropologique et philosophique. Ces interventions chorégraphiques sont une manière sensible, poétique et assumée de rencontrer l’autre dans son altérité, dans sa fragilité, dans sa souffrance, sa solitude et aussi dans sa puissance de vie irrépressible. Cette démarche auprès de personnes au crépuscule de leur vie, renforce cette conviction, que tant que la vie est là, l’être peut se métamorphoser. Si la question de la grâce est une question délicate à aborder, une chose est claire pour moi, c’est que lorsque celle-ci s’immisce dans la chambre par l’entremise de la danse, la métamorphose a lieu. Le résident est alors traversé par celle-ci.

C’est probablement par empathie. Je le vis comme acteur et témoin de ce moment partagé, à la fois intimiste et universel. Dans quelques rares exceptions, certains résidents qui avaient souhaité notre présence, sont décédés pendant que nous dansions, cela n’a jamais eu lieu de façon dramatique ou pathétique. Elles sont parties en paix. » François Veyrunes

L’institution hospitalière ou médico-sociale

Pour que ce type de projet soit pleinement ancré dans la densité de son sens profond, il est crucial que la proposition artistique s’inscrive comme une véritable composante du projet d’établissement qui les reçoit. Un projet artistique au sein d’une institution qui n’a pas pour vocation première de recevoir des danseurs, ne peut pas être envisagé simplement comme un supplément d’âme ou un simple divertissement.

Ce projet s’adresse à l’ensemble de l’établissement et pas seulement aux résidents ou aux personnes malades. Il s’agit de valoriser et de prendre appui sur le lien très fort qui de facto, relie le personnel et les résidents. Cette perspective va déplacer la relation d’ascendance médicale du soignant au soigné, en les mettant tous deux au même endroit, complice d’un partage sensible et poétique des œuvres chorégraphiques proposées.

Véritable co-construction, cette démarche artistique s’inscrit comme   une expérience qui invite l’institution à modifier son organisation le temps de la présence des artistes. « Chacun, résident comme professionnel, se trouve bousculé “en douceur ” dans la chronicité du quotidien. Cette modification du quotidien, en créant un environnement facilitateur, offre aux résidents et professionnels, la possibilité d’être de véritable ‘’acteurs’’ de la rencontre. Il s’agit ainsi de ‘’trouver-créer’’ une aire de jeu ou, de rêverie propice au partage d’affect et à la création d’un lien ; une ‘’aire de rêverie’’ pouvant se déployer tant sur des ‘’temps collectifs’’ qu’‘’individuels’’, à l’exemple des interventions chorégraphiques en chambre. » 

Isabelle Zanolla – Directrice de l’EHPAD Les Volubilis à Décines.

 

Il est fondamental d’impliquer l’ensemble du personnel en amont et lors de la présence des artistes. Les interventions chorégraphiques sont considérées comme ne venant pas jouer contre, mais bien avec le personnel. Il est nécessaire d’aménager des temps d’échanges, compris dans le temps de travail avec le personnel et l’équipe de direction. Il est impératif qu’une personne de la structure soit avec les artistes tout au long des interventions chorégraphiques et puissent ainsi anticiper les besoins pour que cela se passe en douceur pour l’ensemble des personnels soignants, de restauration et les artistes. Pour assumer toute la dimension du projet, il est opportun que l’établissement puisse prendre du personnel en renfort. Outre le fait de reconnaître le travail considérable des professionnels de santé, cela permet de décharger les équipes permanentes comme les vacataires pour que le maximum soit présent lors des différents moments chorégraphiques proposés.

Trois types de propositions chorégraphiques

Le format n’est jamais identique d’un projet à l’autre. Il dépend de l’envie des différents partenaires. Dans les établissements, nous venons au minimum avec deux danseurs, ou beaucoup plus selon les projets et peuvent s’adjoindre de la présence d’un musicien et d’un plasticien. Les propositions au sein de l’établissement se situent dans trois types de lieux. Toutes reposent sur des structures chorégraphiques improvisées.

Dans la chambre des résidents 

Dans les unités fermées pour personnes Alzheimer

Dans l’espace publique de la structure

 

En 1992, lorsque la compagnie a démarré la « Danse à l’hôpital » le cadre institutionnel était vierge. Il n’y avait pas ou très peu de réflexions en la matière et encore moins d’actions auprès de ces publics dit « empêchés ». Depuis les choses se sont structurées. La compagnie a contribué fin des années 1990, auprès du Conseil Général de l’Isère, à la rédaction d’une charte cadre « Culture et santé – Culture et lien social ».

Un exemple

EHPAD les Volubilis à Décines entre 2014 et 2017.

Traces

La part du Vivant, Jérémy Aubert – 2016 www.youtube.com/watch?v=0omaZ5ixKWw

Debouts sur la terre, Martine Arnaud Goddet – 2012 www.vimeo.com/42119208

CENTRES D’ACCUEILS

S’engager dans un processus de création, retrouver des sensations, en découvrir, ne pas capituler.

«Faire entrer les protagonistes dans mon imaginaire artistique à partir de va et vient permanents entre « l’énoncé et l’expérimentation».

Faire le lien dans les deux sens, entre la pensée et le comment cela se décline en propositions chorégraphiques. Mobiliser l’intelligence sensible et physique du corps en adéquation avec l’enjeu artistique.

Fabriquer ensemble, une langue, un langage chorégraphique pour constituer un en-commun d’engagement physique, sensible et poétique, élaboré à partir de la singularité de chacun, dans les prérogatives de mes enjeux artistiques.

Chaque situation chorégraphique convoque les protagonistes dans une forte exigence en les poussant de manière bienveillante dans leur retranchement, proche de leurs limites, sans complaisance.

La mise au défi de chacun est permanente. Ce défit est autant physique (jeux gravitaire, déformation des corps en dehors de l’axe) que mental (forte concentration, niveau de conscience augmenté). Il est lié à soi-même dans un rapport à être et non de paraître. Avec le minimum de jugement envers soi-même et les autres.

C’est trouver avec eux, les conditions favorables pour faire émerger des solutions créatives et ne pas subir. Faire de nos limites un terrain de jeu émancipateur et non castrateur ou destructeur. Faire avec et par le corps et non contre lui.

Comme avec des danseurs professionnels, il s’agit d’essayer de s’extraire de nos croyances limitantes, en donnant la place à l’intelligence du corps, se faire confiance et accepter ce qui est. Accepter sans se résigner et sans « lâcher l’affaire ». Trouver du plaisir, de l’intérêt, du sens, même lorsque la contrainte physique, la douleur, la fatigue ou l’inconfort s’immisce forcément.

Accepter ce que recouvre l’enjeu artistique sans transiger à l’endroit où chacun se situe (son histoire, sa culture, sa physicalité, ses vicissitudes, sa propre représentation de l’art et de la culture).

Accepter de ne pas se juger pour contrevenir au sentiment – par moment légitime – de tourner en rond, de ne pas avancer, de ne pas progresser. Goûter le fait de reprendre espoir, d’intégrer une motricité qui participe à ce langage en gestation, une nature de comportement, qui demande à se dépasser, de trouver le courage au présent de l’action dansée.

Il est fondamental qu’un aboutissement ait lieu, partagé au public de surcroît. Je cherche dans ce contexte à trouver une voie médiane pour ne pas être dans une dimension totalement spectaculaire, de « gala » de fin d’année. Rester dans la justesse et la cohérence du projet, être toujours dans la dynamique du processus d’élaboration, dans une perspective de fenêtre de partage, avec un public convié.

Dans le projet que la compagnie a mené à Pontcharra, nous avons présenté le travail à l’Espace Aragon de Villard Bonnot. J’ai maintenue le jour de la présentation la structure des séances conduites jusque là. Nous avons commencé 45 minutes avant que les premiers spectateurs entrent en salle. Comme à chaque fois, lors des ateliers, je conclus par une mise en oeuvre d’une structure improvisée où je donne également des consignes en directes. J’ai fais de-même en me retirant peu à peu du plateau pour le laisser totalement aux interprètes.» François Veyrunes

 Un exemple

ÊTRE LÀ – 2015 et 2016

Création à l’Espace Aragon – Villarbonnot (38) – 21 janvier 2016

Partenaires porteurs du projet

Association pour le développement de l’emploi et la formation – ADEF – Pontcharra ; ALI – CCAS – Pontcharra

Centre Hospitalier Alpes Isère – Centre Médico-Psychologique / Centre d’Activités thérapeutiques à temps partiel de Pontcharra – Centre Médico-Psychologique

(I.C.M.P.) – Pontcharra ; La Fondation INpact initiative pour le partage culturel – Paris

Traces

Exprimées par les danseurs et recueillis par les partenaires du projet lors de chaque atelier

« Etre invité dans l’horizontalité à découvrir le mouvement de l’ellipse.

Le vivre dans la confiance, le lâcher –prise,Retrouver des sensations, en découvrir, ne pas capituler. Déjà, la chorégraphie est là ; beauté des corps, des ondes, des vagues. »

« Promesse de revenir à l’unanimité. »

« Etre orienté vers la créativité : faire son propre chemin dans le mouvement. Va-et-vient entre confiance en soi-confiance en l’autre, regard de l’autre-regard sur soi. Premier déséquilibre, premier frein face à une « liberté prématurée ». Déjà, la relation ouvre les possibles ; ne pas renoncer, en duo y retourner. »

« François-jardinier sème au fil des séances, Des semences au profit de la création, Aux bénéfices de chacun et du groupe, De l’instant et de l’après. Echauffer son corps en pleine conscience, Toujours respirer pour rester résistant.S’approprier la notion de propagation, Une action après l’autre, un appui après l’autre.Etre en contact avec le vivant qui est en soi, Tenir debout. Dans la polarité terre-ciel, trouver l’équilibre et créer son propre mouvement.Vivre le chemin qui compte dans le déplacement.S’approprier la notion d’élasticité dans le mouvement. Ne pas être passif, créer une tension motrice. Exagérer le mouvement, agrandir les appuis, produire de l’espace, du volume. »

« J’ai eu l’immense chance de pouvoir assister à la représentation de Tendre Achille début février et je dois dire que j’ai passé un moment des plus agréable.

J’ai très justement reconnu le travail de François derrière ces danseurs professionnels, et tous ces mots et ces phrases qu’ils nous disaient pour nous faire arrivée à une certaine unité sur scène et une fluidité personnelle.

Pour ce qui est de cette expérience en amatrice, je reste avec un manque depuis l’arrêt des cours. Je m’étais fort habituée à ce rendez vous et à ce partage avec de si belles personnes. A ce groupe qui s’est constitué au fil de nos rencontres et à ce que nous avons réussi toutes ensemble à transmettre lors de la représentation. Quelque chose est née pour un moment, des sentiments et des ressentis forts, un lien, un cheminement en groupe et de chacune. J’ai appris de ma personne et de mon corps, et j’ai appris à lire les autres différemment, au travers de mouvements, de l’écoute des corps, de regards…J’en ressors pleine d’entrain, étant capable d’aller au delà de mes limites, et en capacité de faire quelque chose de joli avec mon corps… Je n’ai jamais vu autant de fierté dans les yeux de ma fille que suite à la représentation ! » .

ÊTRE LÀ, prises de vues et réalisation vidéo  Philippe Veyrunes

https://vimeo.com/191783724 – Mot de passe : communiqué sur demande auprès de la compagnie 

MILIEU CARCÉRAL

S’immerger dans l’enfermement pour s’en extraire de manière sensible, symbolique et poétique.

Faire le choix d’intervenir en prison, c’est faire le choix de s’immerger avec l’action chorégraphique dans un contexte d’enfermement direct et sans détour. Détourner le lieu et la situation quotidienne des détenus par l’entremise de l’enjeu artistique (chorégraphe, scénographe, musicien, vidéaste). La liberté créatrice est inaliénable par nature. Les contraintes structurent l’acte créateur. Vérifier cet adage au jour le jour dans le concret de situations radicales.

Filmer le processus de création pour s’emparer sur le vif, de l’énergie pure des protagonistes, des différentes qualités singulières d’être de chacun, de la nécessité à s’engager pleinement dans l’acte artistique à chaque instant, de la jubilation des défis chorégraphiques à relever.

Un exemple

Maison d’Arrêt de Varces (38) – 2010 et 2011

Le plasticien Philippe Veyrunes intervient dans une démarche scénographique et lumière. Il détourne le lieu de la Maison d’Arrêt pour créer un espace sensible singulier.

Demis Hérenger et Fabien Gandet réalisateurs, filment chaque situation chorégraphique expérimentée avec les détenus. Le percussionniste Alain Lafuente complète l’équipe et crée la musique en directe au fur et à mesure du déroulement du travail.

Partenaires porteurs du projet

Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation de l’Isère ; Maison d’Arrêt de Varces (38) ; Conseil général de l’Isère.

Traces

Exprimées par les détenus

« Vous êtes encore plus tarés que nous »

« Deleuze, il disait : ‘’le système nous veut triste et pour lui résister il faut être joyeux’’. Alors soyons joyeux et dansons. Par ce que la vie, c’est danser »

Magnificat, film expérimental coréalisé par Demis Hérenger et François Veyrunes – 2012

Invitation, documentaire réalisé par Demis Hérenger / Les 2 Maisons – 2010

Pour des raisons de droits, ces films ne sont pas disponibles sur Internet. Ils peuvent-être en revanche visionnées en présence d’un membre de la compagnie 47• 49.

IN SITU

Aller à la rencontre du public sur son lieu de vie avec des formes chorégraphiques issues du répertoire de la compagnie. Ces propositions chorégraphiques sont présentées dans des lieux singuliers.

un cinéma,

un marché,

un musée,

un centre d’art,

une médiathèque,

une mairie,

un hall d’accueil,

Une chapelle,

un appartement,

une cantine,

un centre des congrès,

une maison de retraite,

le hall d’un hôpital,

un site classé,

un bâtiment publique,

sur une péniche,

un lieu industriel,

en plein champ,

sur les rives d’un lac,

en moyenne

et haute montagne …

PUBLICATIONS – FILMS – PROJECTIONS – COLLOQUES – RENCONTRES – TRANSMISSIONS

Publications

  • L’improvisation et l’émergence d’une pensée organisationnelle pour le XXIe siècle, Actes de séminaires Org’impro, ouvrage collectif, à paraître.
  • Accueillir et ne pas subir, accueillir et rester digne – François Veyrunes in Ouvrage collectif, L’art n’a que faire des lisières – Cycle de rencontres Culture et Médico-social, éditions la Passe du vent, 2016
  • Debout sur la terre – Texte d’Antoine Choplin – édition La passe du vent – 2012

Travail d’écriture issue du processus de création de Debout sur la terre, création 2011 et au plus près du monde, création 2012

  • ÉcritureS en RegardS, Actes de colloques organisé par la compagnie 47•49 – Marie José Sirach – St-Vincent-de-Mercuze (38) – 20 et 21 novembre 2010
  • Quand la relation au public engage la responsabilité de l’artiste, Interview de François Veyrunes par Pascale Chaumet, in l’Observatoire n°32 Revue de l’ONPC – septembre 2007
  • Seuils – texte de Antoine Choplin à partir de Au pied du lit – projet chorégraphique dans les chambres de patients alités, in Arpentages éditions Scènes Obliques – 2006

Films – Projections

  • ÊTRE LÀ, Salle communale Élie Favro – Pontcharra (38) – 26 juin 2017
  • La part du Vivant, pour la parution de l’ouvrage initié par InterSTICES L’art n’a que faire des lisières, Cycle de rencontres Culture et Médico-social, éditions la Passe du vent, 2016 – Théâtre de la Croix-Rousse – Lyon (69) – 30 novembre 2016
  • La part du Vivant, au Toboggan – Décines (69) dans le cadre de la Biennale de la danse de Lyon (69) – 19 septembre 2016
  • 9 heures moins7, Philippe Veyrunes – la MFI – Mutualité Française Isère – Grenoble (38) – 07 avril 2016
  • 9 heures moins 7, Soirée 3 du TROIS sur la thématique En dansant, le regard crée le cadre liant danse et handicap en partenariat avec Handicap International –

Luxembourg, Mierscher Kulturhaus et Tufa Tanz e.V. – Trois C-L – Centre Chorégraphique du Luxembourg – 03 février 2016

  • Magnificat, au Coléo – Pontcharra (38) – 31 janvier 2014
  • Magnificat, à La Salle Noire – Grenoble (38) – 07, 08, 09 novembre 2013.
  • Magnificat, au Festival Appel d’Air de Dieulefit (26) – 28 septembre 2013.
  • Magnificat, lors de la Tablée Le territoire « social », une chance de co-construire des projets culturels Festival de l’Arpenteur, Les Adrets (38) – 8 juillet 2013
  • Magnificat, à La Nuit des musées à St Antoine l’Abbaye (38) – 18 mai 2013
  • Debouts sur la terre prises de vues et réalisation Martine Arnaud Goddet – 2012 – Salle polyvalente de l’hôpital Couple enfant du CHU de Grenoble (38) – 28 juin 2012

Colloques – Rencontres – Communications – interventions

  • Pour une culture partagée et accessible à tous : la rencontre dans les arts vivants, au-delà du handicap, en partenariat avec l’IME Le Hameau Crolles (38) et Ama Diem, Les Maisons de Crolles et le Conseil Départemental de l’Isère – 10 novembre 2016
  • La rencontre dans la création artistique – InterSTICES – ENSATT – Lyon (69) – 29 septembre 2016
  • Séminaires Org’impro – L’improvisation et l’émergence d’une pensée organisationnelle pour le XXIe siècle – Institut d’administration des entreprises – IAE – Grenoble (38) institut de la communication et des médias – ICM – Grenoble – Échirolles (38) Maison de la Création / Org’impro – Grenoble (38) – entre octobre 2014 et avril 2016
  • Ecoute active et humaniste et communication efficace – 5ème Rencontres de Montalieu – Château du Montallieu – St Vincent de Mercuze (38) – 29, 30, 31 mai 2014
  • Politiques culturelles et lutte contre les discriminations – ONPC – Avignon (83) – 03 juillet 2012
  • Culture et Maladie / Culture et Hôpital – Réseau Espace Santé Cancer Rhône-Alpes – Lyon (69) – 2012
  • Laboratoire artistique pluridisciplinaire théâtre / danse / cirque / musique en Savoie (73) – De septembre à décembre 2011 en partenariat avec l’ADMS / Diapason Sous la direction de François Veyrunes en collaboration de Pascale Henry, Jean-Pierre Sarzier et Patrick Blois
  • ÉcritureS en RegardS – St-Vincent-de-Mercuze (38) – 20 et 20 novembre 2010
  • Créer des spectacles en lien avec les habitants d’un territoire en ville et en zone rurale – Rencontres de la Péniche Rhône-Alpes – Festival d’Avignon (83) – 10 juillet 2010
  • Quels territoires pour les acteurs de la médiation culturelle ? – EP / CPT – Lyon – 2009
  • Quels territoires pour les acteurs de la médiation culturelle ? Colloque international XXIème Entretiens jacques Cartier – Théâtre des Asphodèles – Lyon (69) – 30 novembre et 1er décembre 2009
  • Quelle attention portée au public dans la création chorégraphique ? Regards croisés de chorégraphes et de programmateurs – Rencontres de la Péniche Rhône-Alpes – Festival d’Avignon (83) – 13 juillet 2009
  • Action culturelle, territoire et médiation – CND / ONPC – Grenoble – 6 février 2009
  • Les représentations du corps au travers des oeuvres d’art à l’hôpital – MCC / MS – Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration – Paris – 18 novembre 2008
  • Culture et lien social – ONPC / CGI – Grenoble (38) – 16 janvier 2006
  • Vidéo mémoire, vidéo transmission d’une écriture chorégraphique – Interacting bodies – Laboratoire ICAR – École Normale Supérieure –Lyon (69) – juin 200

Rencontre – laboratoire collectif

  • FV2

François Verret et François Veyrunes sont tous deux chorégraphes, ils partagent la même nécessité : mener simultanément un processus de création lié au plateau et des actions artistiques impliquant des populations du territoire. Deux champs d’expériences qui se nourrissent mutuellement.

Ces deux artistes s’associent et s’accordent pour inventer et mettre en oeuvre ensemble et chacun à leur manière, plusieurs protocoles de rencontres, échanges, ateliers, séminaires, labos de recherches, temps de réflexion… Lors de la saison 2014-2015, ils proposent divers rendez-vous publics à la MC2 de Grenoble ou hors les murs.

  • Groupe des 7

Rencontres régulières, échanges, confrontations artistiques et présentations publiques du groupe composé de sept chorégraphes-danseurs oeuvrant sur différents territoires

(Le Mans, Toulouse, Grenoble, Paris, Berlin, Rennes, …) – de 2011 à 2015

Transmission d’une écriturechorégraphique

  • Extrait d’un solo de Chair Antigone, création 2015 à Salomé Belin pour son CES de 3ème année au CNSMD de Lyon (69) – de Janvier à Juin 2016
  • Stage de deux semaines lors du processus de création de Chair Antigone de Ophélie Rehm, 4ème CNSMD de Lyon (69) – Décembre 2014
  • Extrait d’un duo de au plus près du monde, création 2012 au 3ème année du CNSMD de Lyon – mai 2014
  • à l’oeil intrépide le chemin du coeur, création 2013 pour Danièle Talbot – artiste chorégraphique et ancienne inspectrice de la Danse au Ministère de la Culture en 2014 et 2015
Facebook
YouTube
SOCIALICON
SOCIALICON

La Compagnie 47•49 François Veyrunes
est conventionnée par la Région Rhône-Alpes – Auvergne
n° licence d’entreprise de spectacle 2-141 851

La Compagnie 47•49 François Veyrunes
est subventionnée par
laDRAC Rhône-Alpes Ministère de la Culture et de la Communication – aide à la structuration,
le Conseil Général de l’Isère,
la Ville de Grenoble,
la Ville de Crolles,
la Communautéde Commune du Grésivaudan,
la SPEDIDAM,
la Fondation InPACT,
et l’Adami.

La Compagnie 47• 49 François Veyrunes
est artiste associé au Théâtre du Parc – Scène Auvergne Rhône-Alpes – Andrézieux-Bouthéon (42)

Bureau de l’association
Président François Savigny
Vice-présidente Murièle Savigny
Secrétaire Isabelle Ginoux
Trésorier François Bartsch

CONTACT :Valérie Joly-malevergne
Compagnie 47• 49 : 50, quai de France 38000 Grenoble, France
tél : +33 (0)4 76 00 10 56
mail : contact@compagnie47-49veyrunes.com
site web : www.veyrunes.comcompagnie47-49veyrunes.com